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Électro-agitation à Akihabara et détente à Ueno. Mercredi 4 Novembre 2009
Après trois jours à marcher du matin au soir il était naturel pour un être humain normalement constitué comme moi d’accuser le coup. C’est pourquoi je n’ai pas entendu le réveil sonner à 8h00 et que je me retrouve une fois de plus tout seul dans le dortoir. Il est 10h00, les vêtements des uns et des autres trainent partout sur les lits ou par terre, je me sens vraiment apathique ce matin. Je traine dans le living de l’auberge à manger des gateaux secs achetés la veille tout en surfant sur Internet. Vers 11h00 je me décide enfin à faire quelque chose et je me mets en route.
Même rengaine que chaque matin: je passe devant le Senso-Ji puis son allée marchande bondée et enfin les tireurs de pousse-pousse à côté de la station de métro dans laquelle je m’engouffre. En regardant le plan de Tokyo, je décide aujourd’hui d’aller à Akihabara ou Akiba comme le quartier est surnommée par les intimes. Cette visite était de toute façon prévue tant ce quartier est un incontournable de la ville car il représente le côté moderne de la ville avec sa multitude de magasins informatiques, des boutiques de jeux vidéos et ses buildings.
D’Asakusa à Akihabara il n’y a qu’un pas ou plutôt six stations de métro (la ligne orange qui va vers Shibuya et qui passe également par Ueno). Dans la rame, c’est comme d’habitude: des hommes en costume-cravatte qui dorment, des jeunes qui jouent à la Nintendo DS ou à la PSP, des gens qui dorment sur l’épaule de leur voisin, les trajets en métro paraissent courts au Japon tellement le spectacle est présent à chaque fois.
Seize minutes plus tard, station Akihabara, je me perds dans les couloirs et je ne trouve pas la sortie, il y a des travaux partout et donc des deviations dans tout les sens. La foule n’aidant pas à la concentration, ma technique dans ces cas là est de suivre un personne qui me guidera effectivement vers une sortie qui débouche sur une ruelle.
La sortie de la station, encore en travaux lors de la dernière MAJ Google StreetC’est plein de couleurs, les enceintes au volume paramétrée au maximum crachent leur publicité et en face de moi le batiment LABI avec ses fameux escaliers en forme de tubes vu de l’extérieur. Les magasins placés au niveau de la rue vendent tout et n’importe quoi: des multiprises, de la photo, des appareils dont je ne connais même pas l’utilité… c’est un vrai bric-à-brac ! Malheureusement (ou heureusement) je ne suis pas venu à Akihabara pour un cuiseur riz donc je fonce vers l’avenue principale où se trouvent les enseignes les plus connues pour les plus otaku d’entre-vous: LAOX, AOKI mais aussi et surtout le mythique batîment SEGA et sa salle d’arcade un peu plus loin sur la rue.
Ma mission ici est de trouver pour un ami une figurine de Vegeta, le célèbre personnage de la série Dragon Ball Z, mais aussi de me faire offrir un paquet de mouchoir offert dans la rue par les maids. Je rentre donc dans un premier magasin, au hasard car ne lisant toujours pas le japonais. Malheureusement c’est un magasin d’ordinateurs, aucune trace de figurines. Idem aux étages 2,3 et 4 (car oui, au Japon et surtout à Akihabara les magasins s’étendent sur les étages). Je passe au batiment suivant mais c’est pareil, que de l’électronique et pas de figurines. Il est vrai qu’Akiba est plus un quartier vendant ce genre de marchandises que de goodies manga mais je ne m’attendais pas à autant que ça. Après plusieurs bâtiments j’en trouve enfin un après être passé par des escaliers dérobés car oui, il ne faut pas hésiter à monter/passer/s’incruster n’importe où, dans le moindre escalier/passage/ascenseur car on peut tomber dans un bureau devant à un employé heberlué de se retrouver face à face avec un gaijin paumé (ça m’est arrivé) mais on peut également tomber dans ce genre de petit magasin exeptionnel. Dans cette petite surface, il n’y a de la place pour circuler que pour une personne entre deux meubles car ici tout les murs sont pris par de grosses vitrines remplies de figurines. Des grandes, des petites, des vieilles ou des récentes, il n’y a que l’embaras du choix. Malheureusement les prix sont comme le choix: énormes ! Je passe mon tour, de toute façon la seule figurine de Vegeta que j’y ai vu était trop petite. Après plusieurs autres magasins fait, il faut m’y résoudre, je ne la trouverai pas ici, non pas que ça ne doit pas exister mais car je ne sais pas m’y prendre. je visite un dernier magasin par aquis de conscience mais rien… Dans ce dernier d’ailleurs, après avoir monté les escaliers tête baissée, je lève les yeux et je me rends compte que je suis entouré de posters de fille nue. L’étage est en effet dédié aux films X et autres accessoires coquins. Je fais une photo (complétement râtée car j’étais pris du stress de me faire surprendre en train de photographier ça, j’aurais eu l’air malin…) et je redescends dans la rue à la recherche d’une maid.
Première tentative: ratée, deuxième et troisième idem. Le fait est que ces dames m’ignorent à mon passage, préférant offrir les paquets de mouchoirs aux japonais et non aux gaijin. Les japonais d’Akihabara justement ne sont pas comme je les avais imaginés. Moi qui pensais ne rencontrer que des jeunes, le quartier est en fait fréquenté par toute les classes: des jeunes, des salarymen, des femmes ou des personnes âgées à la recherche d’un appareil ménager. À un coin de rue je trouve enfin une jeune maid, toute enjouée qui m’offre mes mouchoirs publicitaires avec plaisir et un grand sourire. La pub pour son maid café ne m’intéresse pas, c’est juste un souvenir que je voulais absolument ramener en France.
Il est déjà 14h00 et après un rapide Teriyaki Burger avalé à la sortie du boulevard principal, je me mets en route vers l’auberge de jeunesse afin pour profiter de cette balade pour de me perdre dans les rues y menant. Je laisse donc les buildings dans mon dos et je m’enfonce dans des rues aux batiments à taille plus humaine.
Après quelques minutes de marche, j’aperçois un parc dont j’avais beaucoup entendu parler sur Internet notemment car il est le rendez-vous des amoureux, des sans-abris et des gaijin à la recherche d’un endroit pour camper (illégalement). À l’entrée, le temple dédié à la divinité Benzaiten est fermé, dommage. Faisant face à ce sanctuaire, j’admire un drôle de paysage: une forêt de roseaux trempe dans l’eau avec comme arrière plan des buildings. Étrange et beau contraste. Je fais ensuite le tour du lac et sur le chemin je rencontre de nombreux sans-abris en grande discussion. Je m’assois sur un banc pour réviser un peu mon livre de japonais et profiter de cet havre de paix après l’agitation du quartier électronique. Sur le lac, des couples d’amoureux pagaient et me regardent du coin de l’oeil pendant que je les filme. Je m’éloigne avant qu’ils ne me prennent pour un stalker et je termine la visite par l’autre partie du parc. Ici se trouve le Musée National de la Nature et de la Science symbolisé par un statue de baleine à taille réelle à son entrée. Il est trop tard pour la visite donc je continue d’arpenter le parc et je tombe sur un spectacle insolite à mes yeux d’européen: une partie de baseball sur un terrain prévu à cet effet en plein milieu du parc. C’est une partie entre amateurs, jeunes et vieux mélangés, mais je m’assois quand même au milieu des spectateurs (apparemment leurs familles) pour assister au match. Tout les regards se tournent évidemment sur moi lorsque je m’installe mais ce sont des regards bienveillants, tout le monde me sourit puis se remet à supporter leurs champions.
Vers 18h00, je me remets en route dans les ruelles aux alentours du parc. Après quelques minutes de divagation, je tombe sur la station de métro Ueno, très fréquentée, pour rentrer à l’auberge de jeunesse. Aujourd’hui aura été une petite journée, il en faut parfois pour se reposer. Vers 20h00, après avoir discuté avec mes compagnons de chambre, je suis déjà dans mon lit sans avoir dîné. En effet, après quelques jours et même si j’adore la nourriture japonaise, mon estomac n’est pas habitué et je suis dans l’impossibilité d’avaler quoi que ce soit. Je prie avant de dormir pour que ça aille mieux demain.

-la grasse matinée.
-l’agitation d’Akihabara et toutes ses boutiques.
-la tranquillité du parc Ueno.
-rien d’écrit en romanji pour se retrouver dans Akihabara, ça a quand même le mérite de nous faire se perdre…
2 Responses to "Électro-agitation à Akihabara et détente à Ueno."
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Wolfwood13 a écritBonjour ! Départ imminent dans 1semaine et ce pour 3 semaines mais il me manque quelques infos donc j’aurais besoin de votre aide !Tout d’abord pour nous rendre a asakusa depuis narita quel est la meilleure solution ? Narita express ou le Keisei Skyliner ?Puis, pour se rendre a la 5eme station du Mont Fuji (pour ascension de nuit), est-ce bien le bus keio line a shinjuku qui nous y dépose ? Et si possible quels en sont les horaires (ascension de nuit).Et pour finir, un japonais m’a dis qu’il lui semblait (donc info à vérifier) que pour accéder et visiter le marché de tsukiji il fallait réserver la veille au moins. Je n’ai lu ca nul part mais je veux etre sur quand meme.Voila !Merci pour votre aide !
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Le Keisei est moins cher mais le Narita Express est, comme son nom l’indique, plus rapide.
Pour le Mont Fuji, je ne pourrai pas t’aider malheureusement car je ne l’ai pas (encore) gravi.
Sinon pour tsukiji, pas besoin de réserver, du moins à mon époque (en 2009) mais si réservation il faut, ça serait pour la criée du thon seulement.
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